đŸ§˜đŸ»
e-story par adlixies
🧘DNSEP 2027 manifesting🧘
14.09.26
đŸ§˜đŸ»
LES MOTS DE LA FIN
Pour cette recherche, Internet était au centre et les images amatrices aussi.

J’avais comme honte d’ĂȘtre professionnelle de l’image et de pourtant ne jamais m’accrocher Ă  « de belles images ».

Je ressentais ça car je n’arrivais pas Ă  dĂ©finir pourquoi ces autres images me plaisaient. J’ai creusĂ© et assemblĂ© le puzzle.

& found my way.

DerriĂšre une image, un pseudonyme, un personnage, un dĂ©cor, une maniĂšre d’écrire, des rĂ©fĂ©rences. Tout ce qui permet de donner une forme Ă  quelque chose de plus difficile Ă  montrer directement.

As a woman & a girl online,

je pensais d’abord travailler autour de la reprĂ©sentation de soi sur Internet. Mais la question s’est progressivement dĂ©placĂ©e.

Ce qui m’intĂ©resse finalement, c’est la maniĂšre dont une prĂ©sence se construit.

L’alter ego m’intĂ©resse particuliĂšrement pour cette raison. Il permet de dĂ©placer lĂ©gĂšrement la personne derriĂšre l’image. De jouer avec ce qui est montrĂ©, ce qui est cachĂ©, ce qui est exagĂ©rĂ© ou transformĂ©. Il crĂ©e une distance qui peut permettre d’expĂ©rimenter une autre maniĂšre d’ĂȘtre visible.

Les différentes pratiques étudiées dans ce mémoire montrent plusieurs façons de faire avec cette distance.

Amalia Ulman construit un personnage Ă  partir des codes de l’image fĂ©minine en ligne.

Sotce reprend cette logique de la persona pour construire, à travers ses images et sa communauté, un univers qui lui est propre.

Cynthia transforme les Ă©tats d’esprit de Shana Moulton en un univers entier.

Les crĂ©atrices de cyberdecks vont jusqu’à fabriquer les objets qui leur permettent d’utiliser autrement la technologie.

Les formes changent.

Mais il y a souvent un mĂȘme geste : reprendre quelque chose qui existe dĂ©jĂ  et le dĂ©placer.

Des codes.

Des images.

Des objets.

Des technologies.

Cette maniÚre de faire rejoint directement ma pratique de designer graphique. Je travaille moi aussi avec des formes déjà présentes autour de moi : des images trouvées, des esthétiques populaires, des codes Internet, des objets, des références. Je les assemble, les transforme, les rejoue.

Cette recherche m’a permis de comprendre que ce goĂ»t pour les formes imparfaites, bricolĂ©es ou trop sentimentales n’était pas seulement une question esthĂ©tique. Elles peuvent aussi devenir des moyens de construire une prĂ©sence, de raconter quelque chose et de prendre une place.

Cette place reste Ă©videmment traversĂ©e par les logiques d’Internet. La visibilitĂ©, l’attention, les algorithmes et la marchandisation de l’intime font partie des espaces dans lesquels ces pratiques apparaissent. Les personnages peuvent devenir du contenu. Les images personnelles peuvent devenir du travail. MĂȘme les formes les plus amateures peuvent ĂȘtre reprises comme des esthĂ©tiques.

Mais je crois que c’est justement depuis cet espace-là que j’ai envie de continuer.

Depuis Internet.

Avec ses images.

Ses codes.

Ses communautés.

Ses contradictions.

Et surtout avec cette possibilité de fabriquer quelque chose à partir de ce qui est déjà là.

J’ai donc codĂ© mon propre espace sur Internet pour y diffuser ma recherche, Ă  l’aide de mon alter ego AdĂšle et sous le pseudonyme adlixies.